Carnet · Guide

Les meilleures adresses à Sifnos : plages, restaurants, hôtels, villages

Le carnet complet d'une semaine à Sifnos. Plages, criques, tavernes, restaurants du soir, villages à arpenter, hôtels, artisans potiers, couchers de soleil. Une seule page pour tout repérer, six guides dédiés pour aller plus loin.


Sifnos n’est pas la carte postale habituelle des Cyclades. Pas de longues plages bordées de matelas, pas de bar à DJ accroché aux falaises, pas de villages en surchauffe. L’île est plus petite, plus vivante, plus authentique. Elle se mérite. Elle récompense ceux qui prennent le temps. Voici notre carnet d’adresses complet — celui qu’on tend aux amis qui partent une semaine. Pour chaque catégorie, un guide dédié plus approfondi attend en bout de page.

Vue de la côte de Sifnos à l'heure dorée

Les plages

Huit baies à connaître, chacune avec son vent, sa lumière, sa taverne. Le rythme à Sifnos consiste à choisir une plage par jour et à laisser la journée se construire autour du déjeuner.

Chrysopigi. La plus photographiée — la chapelle de Panagia Chrysopigi posée sur son rocher, reliée à la côte par un pont de pierre. Sable doré, eau turquoise, abritée des vents du nord. Pour le déjeuner, traversez toute la plage jusqu’à la dernière taverne, Tsapis : assiettes ensoleillées, très bon poisson. La première taverne de la baie est très bien aussi ; nous préférons la dernière.

Vathi. Notre baie préférée — long croissant calme sous les tamaris, eau de verre même quand le meltemi souffle ailleurs. Manolis est notre table : pieds dans le sable, sous les arbres, la cuisine honnêtement la meilleure de la baie — et de l’île, certains amis grecs vous le diront. Pour une sieste plus tranquille, la Nostos beach loue de jolis transats un peu plus loin.

Vroulidia. Le nord sauvage. La route vous amène en partie, puis on marche — sauf en 4×4 si vous avez les nerfs pour la descente (réservée aux bons conducteurs). Cela vaut l’effort. Le seul petit restaurant face à la mer est le bon. La taverne Katerina au-dessus, franchement, ne l’est pas.

Cheronissos. Petit port de pêche tout au nord. Deux tavernes à poisson de part et d’autre ; nous choisissons toujours celle les pieds dans le sable — plus calme, plus charmante.

Platis Gialos. Le grand sud, plage familiale, le plus long ruban de sable. Deux cuisines connues : Omega 3 (gastronomique, poisson) et Mamma Mia (italien, très bon). Évitez la taverne To Steki. Pour le déjeuner facile, le club sandwich et le burger à la Palmyra — pieds dans le sable, parfait avec les enfants. Apéritif au coucher entre dix-huit et dix-neuf heures à la Palmyra. Transats partout sur la plage. Le Lostbay un peu plus loin a une ambiance sympa sous les tamaris.

Lazarou. Juste après Platis Gialos, une petite crique avec transats à louer. Très bel endroit. Demandez les transats sur le ponton — la vue y est plus jolie.

Faros. Mignon village de pêcheurs, deux plages séparées par les ruelles. La première est très bien ; nous vous conseillons de traverser le village jusqu’à la deuxième, plus abritée. De là, une marche côtière de vingt minutes relie Faros à Chrysopigi — la plus belle marche du sud. Nouveauté de la saison : Aliyelo loue des transats Fatboy juste à côté du Pelicanos. On aime le mix : transats chez Aliyelo, déjeuner chez Pelicanos. Et pour le soir, To Limanaki sert les meilleures pâtes aux langoustes de l’île — au kilo, 40 à 50 € par personne, mais c’est incroyable.

Fasolou. Juste au-delà de Faros, encore plus calme. Pas de route — petite marche par le sentier côtier.

→ Le détail complet : Les plages de Sifnos, baie par baie.

La chapelle de Panagia Chrysopigi sur son rocher

Les criques cachées

Trois criques pour les jours sans vent, ou pour échapper à la foule de Platis Gialos.

Poulati. La plus belle, en contrebas du village du même nom. Une petite chapelle blanche surplombe la mer ; en bas, une crique théâtrale, eau bleu électrique, snorkel-clear. Cinq minutes de descente sur des marches de pierre.

Paralia Fikiada. La baignade la plus sauvage. Deux options : grosse randonnée depuis Vathi, ou — bien plus agréable — par la mer. Nous affrétons Calypso ou Bloomarine avec un skipper pour la journée. Les deux sont sérieux et travaillent avec la conciergerie de la villa. Le détour vaut largement la dépense.

La crique sous Kastro. Marche le long de la falaise depuis le village médiéval, vers l’église des Sept Martyrs, posée sur son éperon rocheux — l’image carte postale de Sifnos. Sur le côté droit du sentier, descente courte vers une petite crique. Peu de monde la connaît. L’eau y est de verre.

→ Le détail complet : Trois criques cachées de Sifnos.

Les restaurants du soir

Sifnos est la table des Cyclades. C’est ici qu’est né Nikolaos Tselementes (1878–1958), l’auteur du premier livre de cuisine grec moderne — son nom est devenu en grec le mot pour livre de cuisine. L’île garde la même attention pour la cuisine. Sept tables que nous réservons avant d’arriver.

Cantina, à Kastro. À réserver à l’avance, à ne pas louper. Menu à 70 €, deux services seulement (19h30 ou 22h00). Cliff-edge, vue sublime, cuisine moderne sur base sifniote. La table de Sifnos.

Pelicanos, à Faros. Pieds dans l’eau, cuisine honnête, le bon verre. Bon midi et bon soir.

Mamma Mia, Apollonia ou Platis Gialos. Italien, très très bon. Pâtes, pizzas au feu de bois, fruits de mer. Deux adresses, même cuisine.

Drakakis, Apollonia. Taverne de village, classiques grecs maîtrisés. La famille tient aussi la boulangerie célèbre pour les amygdalota du matin.

Mosaic Café, Artemonas. La meilleure taverne grecque de l’île, à nos yeux. Familiale, terrasse pavée sous un figuier dans la rue piétonne d’Artemonas. Mastelo, revithada, salade de câpres, fromages locaux.

Omega 3, Platis Gialos. Poisson gastronomique. La table d’occasion. Réservez tôt.

Bostani, hôtel Verina. Voisin direct de la villa, vue à couper le souffle, cuisine méditerranéenne contemporaine sérieuse. Le spa de l’hôtel est top, avec des massages incroyables.

À cela s’ajoutent toutes les tavernes grecques de plage mentionnées ci-dessus : Tsapis à Chrysopigi, Manolis à Vathi, la taverne pieds-dans-le-sable de Cheronissos, le seul resto de Vroulidia, To Limanaki à Faros pour les pâtes aux langoustes.

→ Le détail complet : Où manger à Sifnos : guide des tables de l’île.

Terrasse de taverne au coucher de soleil

Les villages à arpenter

Trois cœurs à connaître, à prendre dans cet ordre, du plus calme au plus animé.

Kastro. Le village médiéval fortifié, perché sur la falaise est. Balade le long du chemin de falaise jusqu’au monastère au coucher du soleil — sublime. Après, un verre à La Loggia dans une des loggias voûtées, et dîner à Cantina. Programme parfait.

Artemonas. Magnifique petit village typique et piéton, un peu plus haut. Rue piétonne avec quelques bars sympa, manoirs cycladiques aux toits de tuiles, cyprès et jasmin. Mosaic Café pour le déjeuner.

Apollonia. La capitale moderne. Ruelles, boutiques, bars : le Botzi avec son rooftop est très cool. Beaucoup d’autres bars dans la rue principale (le Steno) — choisissez la musique. C’est ici que la nuit s’allume.

Pour un verre du soir au bord de l’eau, la Palmyra à Platis Gialos reste la valeur sûre — pieds dans le sable, c’est très cool.

→ Le détail complet : Trois villages de Sifnos : Kastro, Artemonas, Apollonia.

Les hôtels

Sifnos n’est pas une île d’hôtels. La plupart des séjours s’organisent en villas privées ou en petites maisons de famille. C’est ce qui en fait son charme. Si vous cherchez tout de même un repère hôtelier de qualité, l’adresse à connaître est :

Verina. L’hôtel boutique juste à côté de notre maison, sur la même côte sud. Vue à couper le souffle, design soigné, restaurant Bostani ouvert aux non-résidents (cuisine méditerranéenne contemporaine), et un spa avec des massages incroyables. Trois propriétés sur l’île (Verina Astra, Verina Suites, Verina Houses), toutes dans le même esprit.

Et si vous cherchez l’expérience pleine d’une maison à vous, vous savez où nous trouver : la Villa Avlaki, perchée sur la falaise, cinq chambres, dix voyageurs, piscine à débordement face à la mer Égée.

Les artisans potiers

Sifnos est l’île des potiers — c’est même ainsi qu’on l’a longtemps appelée. La tradition remonte à plusieurs siècles, et les ateliers sont concentrés autour de Vathi et de Cheronissos, où l’argile rouge se trouve naturellement. Trois noms à connaître :

Lembesis. Atelier traditionnel, le pot du dimanche (le tsoukali qui fait la revithada) y est toujours fait à la main au tour. Le studio est sur la route de la plage de Vathi ; on peut souvent regarder le tour à travers une porte ouverte.

Apostolidis. Plus architectural, plus contemporain. Grandes jardinières, luminaires, céramique d’intérieur. Travail vu dans plusieurs hôtels de design en Grèce.

Sifnos Stoneware. La ligne moderne, en grès plutôt qu’en terracotta — émaux mats, formes simples, vaisselle pour la table de tous les jours.

Au-delà de ces trois noms, il y a des potiers partout sur l’île — entre Apollonia et Vathi, autour de Cheronissos, dans les ruelles d’Artemonas. N’hésitez pas à vous arrêter dès qu’un tour tourne. Les styles diffèrent. Les prix aussi.

→ Le détail complet : Les poteries de Sifnos : ateliers et tradition.

Un tsoukali sortant du four à bois

Les couchers de soleil

Sifnos lève le rideau au coucher du soleil. Le vent tombe, les falaises chauffent, les villages s’allument lentement. Quatre endroits où se poser pour le moment.

Le monastère d’Agios Symeon. Le point le plus haut de la côte ouest, accessible en quinze minutes en voiture depuis Apollonia + cinq à dix minutes de marche. Vue à 360°, le ferry de Pirée glisse souvent dans le cadre.

Paralia Sifnos bar, à Kamares. Sur la grande baie du port, transats sur le sable, set DJ en fin d’après-midi. La rémanence dure plus d’une heure ; les lumières du village montent la colline pendant que le ciel passe au violet.

Le sentier de falaise de Kastro. Au coucher, la lumière dorée s’accroche aux murs blancs du village médiéval. Marche jusqu’au monastère sud — sublime.

Palmyra à Platis Gialos. Le coucher facile et familial, pieds dans le sable.

→ Le détail complet : Couchers de soleil à Sifnos.

Avant de partir

Quelques règles d’or pour la semaine.

Les réservations. Cantina, Mosaic, Manolis, Omega 3, Bostani : à réserver au moins une semaine à l’avance en août, plus pour Cantina. Pelicanos et To Limanaki : conseillé pour les services au coucher du soleil. Les autres prennent généralement les walk-ins.

Heures grecques. L’île dîne tard. Vingt et une à vingt-trois heures est le rythme local ; tout ce qui est avant vingt heures vous semblera vide et précipité.

Le rythme. Une plage par jour. Un village par soir. Un dîner par nuit. La semaine s’organise toute seule.

Le détour qui change la semaine. Une journée avec skipper sur Calypso ou Bloomarine vers Fikiada, retour par Vathi pour le déjeuner chez Manolis. Vous nous remercierez.


Pour préparer votre venue, ou simplement rêver d’une fenêtre ouverte sur l’Égée, découvrez la Villa Avlaki — perchée sur la falaise, cinq chambres, dix voyageurs, à trois minutes d’Apollonia. C’est de cette terrasse que se dessine la semaine.